Salut les grimpeurs, c’est Fabien de Grimpe à Vue.

Je suis en Sardaigne et je profite de ce beau pays, de cette belle île pour grimper un peu tous les jours et découvrir de nouveaux spots.


Aujourd’hui, pour le deuxième jour en Sardaigne, c’est de la dalle qui nous attend. Un énorme cirque de dalle. 175 mètres d’escalade, six longueurs dans le 6B max, la voie la plus classique. On ne va pas partir là-dessus, je pense, parce qu’il fait quand même très très chaud, le soleil vient juste de sortir du cirque où la roche est encore très chaude, et six longueurs dans les chaussons, ça va faire mal si la roche est chaude comme ça. Il faudra venir un peu plus tard.

Mais on va quand même aller s’essayer à ces jolies dalles, peut-être qu’on verra la mer d’en haut, je te dis ça très vite.

1. Région de Cala Gonone… Spot de grimpe

Me voici dans un nouveau spot et je découvre ce magnifique, j’allais dire pays, bon, c’est l’Italie, mais c’est quand même une partie un peu à part de l’Italie. Je suis dans la région de Cala Gonone, qui est considérée comme le plus gros spot de la Sardaigne, en tout cas le plus connu.

Derrière moi, c’est une falaise qui n’est pas dans mon topo, qui est un peu vieux, qui est dans le nouveau topo et qui est assez loin, finalement, de l’eau. Il faut rouler 25 minutes dans les terres, mais franchement, c’est très beau. Alors, à la caméra, j’ai l’impression que ça écrase un peu, mais en vrai c’est vraiment grand et impressionnant.

Hier, on a découvert un spot vraiment de dalle, dalle dalle dalle, et franchement, on avait mal mal mal aux pieds, avec la chaleur, etc., c’était pas ouf. Mais bon, c’est comme ça, c’est la dalle, c’est exigeant. On s’est quand même bien amusés, c’était sympa, mais, voilà, c’était pas la journée des croix.

Rencontres aux pieds des falaises

Aujourd’hui, c’est un mur plus vertical, qui a l’air très sympa, on va voir ce que ça donne. Petite anecdote au passage, on a rencontré par hasard, au pied des falaises, un couple d’Allemand et Italien qu’on avait rencontré au Pérou il y a un an et demi au pied des falaises.

On avait passé une semaine ensemble à grimper, on s’était vachement bien entendus et on est tombés sur eux par hasard. Ça, c’est hallucinant, et voilà, c’est juste pour dire que le monde de la grimpe est encore plus petit que le monde qui est déjà petit. Ça paraît évident, et ça l’est, mais c’est une anecdote sympa.

Et du coup, on est avec eux depuis deux jours, et je pense qu’on va continuer un petit peu une ou deux journées ensemble. Voilà, les joies du monde de la grimpe en voyage.

J2 : première longueur en 5C en chauffe

Effectivement, il fait très chaud au soleil, mais c’est vraiment super. Le rocher est magnifique et puis c’est bien vertical, ça change d’hier où on était en dalle.

Bon, là, évidemment, une 5C ce n’est pas très très vertical, mais c’est quand même très sympa. Le rocher est très beau, et puis on a une belle vue sur un canyon. On ne voit pas la mer, aujourd’hui.

Voilà, petite voie de chauffe, petit vol de chauffe aussi pour ma partenaire et pour moi, parce que c’est important et que ça fait partie de la chauffe.

Essai chaussons Black Diamond

J’en profite pour grimper avec mes beaux chaussons Black Diamond, que je suis en train d’essayer. Tu sais, ces nouveaux chaussons, là, mais ça, je t’en reparlerai en détail. Ils sont très grands et ils sont très confort, et c’est très agréable au final dans les voies qui ne sont pas très demandeuses comme ça, de pouvoir grimper confortablement. Surtout qu’hier je m’étais tellement fait mal aux pieds dans les dalles que ça fait du bien.

2. Chercher la cotation au-dessus ?

Aujourd’hui, je suis vraiment dans un mur qui est magnifique, c’est le début du deuxième jour à cet endroit. On a dormi au pied de la falaise et ce matin on a attaqué assez tôt.

Je viens de faire un 5B. Donc un 5B très facile, plein de bacs, c’était vraiment un régal absolu.

On ne se rend pas bien compte, évidemment, dans la vidéo, mais c’est un petit peu vertical, avec quelques marches, et c’est un mur qui est très prisu, très agréable.

Et en fait, en grimpant, je me faisais cette réflexion qui est

Pourquoi est-ce qu’en escalade, il faut toujours aller chercher la cotation au-dessus ?

Je m’explique. Là, je fais ce 5B, avec des bonnes prises, bac sur bac, je fais des beaux mouvements, des croisés, des machins. Je suis trop bien, je me régale, et je me dis : vraiment, j’aime l’escalade. Je le savais, mais, vraiment c’est des moments que j’adore, dans du très facile.

Et alors, pourquoi toujours aller chercher la difficulté ? Pourquoi est-ce qu’aujourd’hui, il va falloir que j’aille essayer un 6C, un 7A, peut-être plus ? Pourquoi ?

Quand on part faire du vélo, par exemple – je fais aussi du VTT –, on ne va pas se faire un col, genre le col du Galibier, à chaque sortie. On va aller se balader, on va aller dans la forêt, on va aller suivre un chemin, et peut-être faire un petit saut à un moment donné, un truc un peu ludique, mais on ne va pas forcément aller chercher la performance.

En revanche, en escalade, je ne sais pas toi, mais moi, j’ai du mal à rester dans du très facile. Comme s’il y avait une espèce de culpabilité, je ne sais pas vraiment l’expliquer. En fait, je n’ai jamais réussi vraiment à l’expliquer, ce rapport à la cotation en escalade.

Pourquoi est-ce que les cotations des voies, c’est si important dans notre sport ?

Donc je te pose la question : qu’est-ce que tu en penses ? Pourquoi, selon toi, la cotation en escalade est-elle si importante ? Pourquoi on y apporte autant d’importance ?

Voilà, question ouverte, dis-moi ce que tu en penses dans les commentaires en dessous de la vidéo. Je regarderai ça dès mon retour et puis, d’ici là, je te souhaite bonne grimpe, bien sûr, et puis rendez-vous dans la prochaine article.

Ciao !

Fabien 😉