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bloqué en grande voie, la nuit

J'ai l'air relax sur cette photo, non ? Et pourtant si j'avais su ce qui m'attendait…

Ma plus grosse frayeur de grimpe

Je vais te raconter comment une des plus grosse frayeur de grimpe, en grande-voie…
m'a permis de”court-circuiter” mon mental.
Et de m'en servir pour ignorer mes peurs perçues (en salle, en bloc, en falaise et dans la vie de tous les jours) :

Novembre 2014.
Après deux jours de grandes-voies intenses dans les falaises rouges du cap canaille, on se dit :
“Dernier jour, on fait du facile, pour dérouler !”

On survole le topo, on choisit une voie en 5 longueurs.
Pas plus de 6a+. Parfait.
Du coup, on prend notre temps.

On part… ben à midi.
5h pour 5 longueurs, ça vaaaaaa.

Sauf que.
Ma partenaire met 2h à sortir la première longueur.

Résultat ?
On arrive au pied de la dernière longueur au soleil couchant.
C'est hyper beau, on est bien, il nous reste un 5b pour sortir de la falaise. Facile.
On re-checke le topo.

Et là !
On remarque une phrase qu'on n'avait pas vraiment lue.

“Dernière longueur fermée, hyper dangereux, n'y allez surtout pas, danger de MORT”.
Enfin, ça voulait dire ça.

La palpitant s'accélère : quelles sont nos options ?

Au bout de 15 min, on a fait le tour des possibilités.
Le soleil est rasant.

Seule option viable : 2 longueurs : un 6c+ suivi d'un 6a+.

A l'époque, mon niveau max, en forme c'était… ben 6c+, justement.

Je jette un oeil à ma partenaire… qui souffre un peu de l'intensité physique et mentale de ces derniers jours.
Je lui annonce la couleur.

=> “C'est mort, j'y vais pas !”

Pic de stress. Je comprends que je vais devoir prendre mes responsabilités…

Dans des conditions “normales”, je me posais mille questions avant de partir en tête dans mon niveau max :
– est ce que je peux chuter de manière sécurisée ?
– est ce que je suis assez en forme ?
– est ce que mon mental est assez bon aujourd'hui ?
Etc.

Mais là.
Au milieu de cette grande-voie, l'enjeu est devenu bien supérieur à “réussir une voie difficile”.
L'enjeu était de sortir de la falaise.

J'ai allumé ma frontale…
J'ai vérifié mon noeud.

Et j'ai grimpé comme jamais.

J'ai enchaîné ce 6c+ et le 6a+ à une vitesse folle.
Alors que c'était mon niveau max de l'époque, que j'étais crevé et que j'avais régulièrement peur de la chute.

On est sorti, 1H45 plus tard, à la nuit noire.
Avec un smile de gosse, les mains arrachées, et une puissante sensation de se sentir vivant.

Les raisons de cette grimpe parfaite ?

L'histoire ne s'arrête pas là.

J'ai longtemps réfléchi aux raisons de cette grimpe parfaite, fluide, rapide, sans le moindre doute.

1. L'enjeu

Pour une fois, je ne me battais pas contre mes peurs, ni même mon ego.
Je me battais contre le temps.

Chaque mouvement était dicté par la luminosité qui diminuait à vitesse grand V.
“il faut aller vite, il faut sortir”
A la moindre hésitation, c'est la décision de faire le mouv' qui l'emportait.

2. L'obscurité

Quand on s'est retrouvé bloqués, la nuit nous a mis un gros coup de stress.
Mais grimper la nuit… c'est juste une expérience extraordinaire en fait !
Avec une frontale, on voit tout ce dont on a besoin. On découvre la voie mouvement après mouvement.
On n'a tout simplement pas le choix.
C'est un sacré voyage.

Mon cerveau ne pouvait plus être alimenté par les stimulis habituels : vide, reliefs dans la voie, distance à la dégaine précédente… il s'est concentré sur une chose : Ma Grimpe.

Comment grimper à son meilleur niveau ?

Alors quoi ?
Faut-il grimper des grandes-voies nocturnes sous pression temporelle pour grimper à son meilleur niveau ?

Non, évidemment !

Cheval noir avec oeillères

Mais on peut tirer une grande leçon de cette histoire.
Et l'appliquer dans notre grimpe en permanence.

Notre cerveau, notre mental, a la capacité de rester focus sur la grimpe, dans certaines conditions.

Si tu arrives à reproduire des “feintes” de ces conditions, en salle, en falaise (sans pression)… alors tu as gagné la bataille contre ton mental.

Tu vas en faire un allier, plutôt qu'un ennemi.

Quels leurres fonctionnent pour “court-circuiter” ton mental et ignorer les peurs superflues ?

1. Rester focus sur un objectif

Te fixer un objectif, et diriger tout ton mental vers la réussite de cet objectif.
(c'est ce qui s'est passé avec la variable “temps” pour moi)

2. Faire abstraction des stimulus inutiles

Quand tu es certain que tout danger réel est écarté, que tu peux chuter en sécurité, alors toutes les autres peurs peuvent être ignorées.

Bien sur, dans la pratique, il ne suffit pas de le dire pour que ça marche. La peur superflue s'accroche à tout ce qu'elle trouve : vide, dégaine à tes pieds, etc.
> Une très bonne technique consiste à saturer ton cerveau d'informations (que tu choisis) pour éviter que la peur inutile ne prenne le dessus.

ATTENTION : Ces techniques ne doivent être utilisées que lorsque tu as écarté le vrai danger.
Je te rappelle qu'évaluer le danger réel est la toute première chose à faire quand on veut améliorer son mental (et grimper en sécurité).

Dans le programme [J'ai Plus Peur], je t'explique en détail comment analyser le réel danger de manière objective (avec 3 check-lists, à utiliser sans modération).

Je t'enseigne comment gagner en expérience de chute pour ne plus jamais te créer des scénarios catastrophes (dans lesquels tu voies chuter et t'éclater contre la paroi).

Je t'y dévoile ensuite 4 techniques de Canalisation de l'Attention, issues d'un préparateur mental qui a travaillé avec l'équipe de France, pour que tu puisses prendre le contrôle sur ton mental, et grimper à ton meilleur niveau (même en tête) :

  1. Deux Techniques de “Saturation du Cerveau”, qui fonctionnent comme des armures anti-peur ;
  2. La technique du “Mental Switch”, qui peut retourner un mental négatif en quelques secondes ;
  3. La méthode de la “Stratégie Attentionnelle”, qui combine 3 techniques puissantes de préparation mental – spécialement conçue pour grimper des voies difficiles, en mode projet.

Elle te permet de supprimer :
– tes pensées limitantes – “c'est trop dur pour moi”,
– ta peur de la chute – “si je passe au-dessus du point, je vais resté bloqué et paralysé”,
– le stress lié à la performance “si je réussis c'est un exploit”,
– la pression de l'enchaînement (ou de la réussite) “cette fois, il faut vraiment que j'y arrive”.

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témoignage formation [J’ai Plus Peur]Dernière chose :

Le programme [J'ai Plus Peur] est garanti “Satisfait(e) ou 100% remboursé” pendant 30 jours.

Tu ne prends aucun risque à récolter les premières techniques que je t'y apprends et à décider ensuite si ça te convient, ou non.
Si ça ne te plait pas, envoie moi un simple email et je te rembourse. Sans te poser de question.

Fabien 🙂