Dans la lignée de l’article sur la compétition amicale qui nous fait progresser, je pousse un peu plus loin la réflexion et j’en profite pour répondre aux emails et commentaires que nous avons reçus 🙂

Un mental plus fort pour mieux escalader

Comme tu le sais , dans le cadre de mon défi 7a à vue, le gros de mon travail s’oriente aujourd’hui vers l’amélioration de mon mental. J’ai compris que c’était ça qui m’empêchait de progresser et je suis déterminé à comprendre comment passer au delà de la peur de la chute et de mes croyances limitantes. Je teste en ce moment plusieurs méthodes simples dont je te parlerai prochainement, dès que je les aurai bien acquises et qu’elles auront porté leurs fruits !

Dans l’immédiat je peux déjà te parler de celle-ci, une méthode toute simple mais qui fait une grande différence:

Bien choisir son partenaire de grimpe… et être soi-même un bon coéquipier !

Voici une vidéo qui montre en moins de 10 secondes tout ce qu’il ne faut pas faire: main gauche qui bloque la came du Grigri + trop de mou + trop loin de la paroi…

Rappelons-nous que nous passons plus de la moitié de notre vie de grimpeur à assurer, il est donc tout aussi important d’améliorer nos compétences d’assureur que de grimpeur.

Voici les qualités que tu peux chercher chez ton assureur… il va de soi qu’il en attendra autant de toi 😉

1. La sécurité

La qualité N°1 d’un bon assureur, c’est déjà de nous sauver la vie ! Il faut choisir quelqu’un qui a conscience des dangers liés à la pratique de l’escalade, et qui, s’il n’a pas encore l’expérience de l‘assurage dynamique, souhaite au moins s’améliorer.

2. La confiance 

Un des mécanismes qui aident à se libérer de la peur de la chute consiste à discerner les éléments du danger qui sont objectifs, c’est à dire qu’ils sont réels (liés à un possible retour au sol, une vire, un équipement en mauvais état, etc.) et sur lesquels nous ne pouvons rien faire sinon les accepter ou les refuser, et les éléments subjectifs, liés à notre esprit, que nous pouvons apprendre à gérer.

Notre esprit est ainsi fait qu’il cherche la moindre faille pour se démotiver quand la peur augmente.

“J’attaque un mouvement difficile… est-ce que mon assureur est attentif ? est-ce qu’il n’est pas en train de faire autre chose ? Est-ce qu’il a vu que j’étais au dessus du point ?”

Avoir des doutes vis à vis de son assureur c’est donner à son mental autant de chances de baisser les bras plus vite !

3. Le challenge

Grimper avec quelqu’un d’un niveau équivalent ou supérieur: Avoir le même objectif permet de se tirer mutuellement vers le haut et se remotiver dans les moments de faiblesse. Grimper avec quelqu’un de plus fort “tire vers le haut” en cassant nos croyances limitantes: “si mon partenaire l’a fait je peux le faire !“.

4. La fierté

Garder un égo fort. Je ne veux pas dire par là qu’il faut se prendre au sérieux, surtout pas, mais qu’il faut avoir avec son partenaire une relation dans laquelle on n’a pas envie de montrer ses faiblesses; dans laquelle on donne de l’importance au jugement de l’autre et à son propre égo. A mon sens, c’est important pour donner le meilleur de soi, et ainsi se faire plaisir.

5. L’entente

Etre sur la même longueur d’onde. Avec l’expérience on apprend à connaitre son partenaire et à utiliser les bons mots au bon moment. Ca peut faire une grande différence dans un passage difficile !

Aussi, il est important de partager la même notion de plaisir et d’effort. Créer un environnement propice au challenge tout en gardant une atmosphère amicale et bienveillante où seules les émotions positives sont mises en avant. Certains aiment partir à l’aube et courir dans les voies pour sortir le plus vite possible. D’autres préfèrent prendre le temps de pique-niquer et de profiter du paysage. Chacun son style, le tout est d’avoir le même !

Fabien

Et toi ? Ressens-tu une différence d’un partenaire à un autre ? As-tu déjà un compagnon de cordée ? Penses-tu être un bon assureur ?

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