Allez, on passe aux 7 erreurs communes du grimpeur moyen. Alors ça, tu vas vite reconnaître, c’est des choses que tu vois sans arrêt dans la salle ou en falaise, et tu te dis : « Lui, il n’a pas encore compris ça ».

1. Il ne lit pas les voies !

Donc, exemple numéro 1 : Il ne lit jamais les voies avant de partir !

Eh ben non, il est trop pressé, il a envie de montrer à tout le monde qui sait qui grimpe bien. Donc il voit la voie, il part, tac ! Direct !

Et qu’est-ce qu’il se passe au final ?
Comme il n’a pas lu la voie, quand il est dans son niveau en dessous de son niveau max, pas de problèmes au niveau facile. Mais quand il est un peu dans le dur, il se fatigue parce qu’il ne prend pas les bons repos au bon moment.

  • Dans les sections faciles, il ne se repose pas en grimpant lentement.
  • Dans les sections dures, il n’accélère pas parce qu’il ne sait combien de temps va durer la section dure, et il ne sait pas ce qui l’attend au-dessus.
  • Et dès qu’il est dans un moment où il ne voit pas le point suivant ( et ça arrive souvent en falaise), il n’y va pas, il a peur parce qu’il ne sait pas où est le point. Et il ne sait pas s’il est à un mètre, deux mètres, trois mètres, où est ce qu’il est derrière ou au-dessus d’une petite vire, etc.

Bref, il n’a pas compris le bénéfice que ça pouvait lui apporter de prendre 2 minutes avant de partir pour lire la voie.

Déjà en dessous de la vidéo 1 de la mini formation, tu as eu accès à cet exercice de lecture. Est-ce que tu l’as fait ? Tiens bonne question. C’est hyper important, et on va en reparler régulièrement.

2. Il a le stress

Deuxième chose que tu dois aussi souvent avoir vu, c’est le mec qui a le stress parce qu’il doit passer la cotation (parce qu’il est censé devoir/pouvoir grimper cette cotation). Et comme il a ce stress parce qu’il sait que tout le monde le regarde et que s’il se plante dans un 5B alors qu’il dit à tout le monde qu’il fait du 6A en tête, il va avoir l’air nul.

Et du coup, à cause de ce stress qu’est-ce qu’il se passe ?
Je te laisse deviner…
Eh bien il n’y arrive pas ! Ou alors il y arrive mais en mode “à l’arrache” sur les prises et il se met au taquet. Et il n’est pas du tout en mode où il grimpe bien, détendu, avec des beaux mouvements fluides. Voilà.

Donc ça, c’est celui qui n’est pas au clair avec ses objectifs, qui n’est pas au clair avec sa relation avec le regard des autres. Ça rejoint le point numéro 3.

3. Il n’essaie pas de les voies dures

Il n’ose pas essayer des voies au-dessus de son niveau max. Ah non !

  • Premièrement il ne sait pas comment faire, il n’a pas de techniques, il ne sait même pas comment aborder la voie.
  • Deuxièmement il a peur de ne pas y arriver. C’est-à-dire qu’à un moment donné, il va aller essayer un niveau au-dessus donc il risque de ne pas y arriver et donc il risque d’être en échec.

En plus de ça il ne sait pas comment il va pouvoir redescendre si jamais il ne sort pas la voie. Il ne connait pas la technique de réchappe par exemple. Et il n’est pas au clair avec ses objectifs, il n’est pas au clair quant au regard des autres et au jugement que le groupe ou son partenaire, ou la petite blonde en bas (peu importe), va émettre à son égard.

Bref ! Il ne sort pas de sa zone de confort, et qu’est ce qu’il se passe ? Je te laisse deviner… Il ne progresse pas.

Donc clairement ces deux points-là, on a déjà commencé à en parler dans la mini formation et on va passer beaucoup de temps dessus dans la formation complète : c’est primordial d’avoir des objectifs clairs, des objectifs bien définis qu’on appelle SMART. C’est-à-dire des objectifs qui sont à la fois assez élevés pour être motivants, mais atteignables. On va revenir là-dessus.

D’ailleurs je fais une parenthèse, tu verras en dessous de cette vidéo un extrait de l’interview que j’ai faite de Nicolas Elzeard, le préparateur mental professionnel que j’ai rencontré. Et dans cet interview, il te donnera deux techniques super puissantes (moi j’ai halluciné), hyper simples mais super puissantes, pour non seulement définir l’objectif mais surtout garder la motivation à l’atteindre. Parce que c’est souvent ça le problème, on se dit « Allez, l’année prochaine je vais grimper le 7B, mais bon ça parait trop loin, ça parait inatteignable, ce n’est pas concret. Voilà, donc comment faire ? Deux techniques simples tu verras, c’est vraiment surprenant.

4. Il prend sec !

Quatrième erreur commune du grimpeur moyen : Il prend sec avant même d’avoir essayé. Alors ça, c’est typique. Donc il n’a pas lu la voie, on est d’accord. Il est parti, et il a fait la section facile (pas de problèmes, il a déroulé), il arrive à la section dure et là… Ah ! Comme il n’est pas certain de pouvoir passer, il n’y va pas. Pourquoi il n’y va pas ? Parce que c’est… les pensées négatives l’envahissent. Maintenant tu sais ce que c’est : “Je ne vais pas y arriver, je suis pété, je vais tomber”.

Et en plus de ça il ne sait pas ce que la chute représente : Il a peur de tomber, il a peur de se faire mal parce qu’il ne tombe jamais.

« Moi ? Si j’ai déjà chuté ? … N’importe quoi ! » « Bien sûr, attends ! Pleins de fois OK… Pleins… »

Donc ça, c’est déjà plus vraiment ton cas depuis que tu as vu la mini formation, et ça ne le sera plus du tout à la fin de la formation complète !

5. Il ne respire pas !

Cinquième erreur:  Il ne respire pas ! Les mouvements durs, il les fait en apnée. Pourquoi ? Parce que c’est sa façon à lui de se concentrer.

Parce que de toute façon il n’y pense même pas. Tout son cerveau qui se met dans « Je ne vais pas y arriver, je vais tomber, je vais y arriver ou pas ? Je ne sais pas… Attends je jette ». Ça ne va pas ! On va voir ensemble un entraînement sur la respiration, pendant la grimpe et aussi avant la grimpe. Ça fait partie des techniques qui sont dans les modules 6, 7, 8 il me semble. Tu vas voir, ça n’a rien de compliqué, mais ça fait une sacrée différence.

6. Il veut plus de force !

Sixième erreur très commune, il pense que c’est de la force ou de l’endurance qu’il lui faut, alors qu’en fait c’est par le mental qu’il devrait démarrer. Et ça maintenant toi tu le sais, le mental c’est le premier muscle à faire grossir avant le reste !

Bon des mauvaises habitudes comme ça il y en a beaucoup d’autres, tu l’as compris ! Toute façon tu les vois dans ta salle au quotidien, mais la dernière, la septième c’est vraiment la plus criante.

7. Il n’a pas passé le cap de la grimpe 2.0

C’est quand tu vois le mec ou la fille en tout cas le grimpeur, qui n’a pas encore passé le cap de la grimpe 2.0, tu le vois aller clipper beaucoup trop haut et avec beaucoup trop de mou dans les mains, ou pire : entre les dents. Il n’est pas dans une position de moindre effort. Et en plus il ne le sait pas, mais il s’expose à une chute plus grande que s’il avait fait deux mouv’ de plus pour aller clipper tranquillement depuis le bac juste au-dessus du point.

Et donc ça, c’est quelque chose que tu as vu dans l’exercice en vidéo, en dessous de la vidéo numéro 1 de la mini formation. C’est quelque chose dont on va reparler aussi dans la formation complète.

Comment éviter toutes ces erreurs ?!

Bref, tu as compris toutes ces erreurs, toutes ces petites erreurs accumulées c’est ce qui peut gâcher ton quotidien de grimpeur, et c’est autant de petites erreurs que tu ne feras plus, car nous allons voir toutes ces techniques et toutes ces méthodes ensemble pas à pas dans la formation complète.

Rejoins-nous dans la formation [J’ai plus peur!]. Deviens un grimpeur 2.0 ! Libère-toi de la peur de la chute. Et grimpe, à la fois relâché, mais efficace !

Allez à demain ! Ne rate pas l’ouverture, c’est à 7 heures et les inscriptions vont partir très vite, donc je compte sur toi.

Et on t’attend de l’autre côté, à demain.